Les actifs bruts des banques émiriennes atteignent 5 669 milliards de dirhams fin juillet
Les données de la banque centrale font état d’une hausse mensuelle des prêts et des dépôts. Les dépôts des non-résidents ont progressé de 6,8 %, la hausse la plus rapide annoncée parmi les catégories de dépôts.
Période de l’événement / des données: 2026-07
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IllustrationLes actifs bruts des banques des Émirats arabes unis ont atteint 5 669,1 milliards de dirhams fin juillet 2026, selon le rapport de la Banque centrale sur les évolutions monétaires et bancaires. Les chiffres, rapportés par WAM le 9 septembre, indiquent une progression de 1,3 % au cours du mois. Il s’agit d’une variation mensuelle de la taille des bilans, et non d’un taux de croissance annuel, d’une mesure des bénéfices bancaires ou d’un indicateur autonome du risque de crédit.
Le crédit brut a augmenté de 41,2 milliards de dirhams, soit 1,5 %, pour atteindre 2 798,9 milliards. Le crédit intérieur a progressé de 1,4 % à 2 206 milliards, tandis que le crédit extérieur a augmenté de 1,8 % à 592,9 milliards. La Banque centrale indique que ces deux composantes ont contribué respectivement à hauteur de 1,1 et 0,4 point à la croissance globale du crédit. Cette ventilation montre que l’expansion ne concernait pas uniquement les emprunteurs situés aux Émirats.
Les particuliers ont été le principal moteur du crédit intérieur. Les prêts aux particuliers ont progressé de 13,9 milliards de dirhams, soit 2,3 %, tandis que le crédit aux entreprises a augmenté de 10,9 milliards, soit 1,1 %. Les prêts à l’État ont aussi progressé de 4,2 milliards, soit 1,7 %. Ces montants et taux décrivent l’évolution sur un mois ; ils ne renseignent ni sur la capacité de remboursement des ménages et des entreprises, ni sur les taux d’intérêt, ni sur les prêts non performants.
Les dépôts bancaires sont passés de 3 472,8 milliards de dirhams fin juin à 3 509,8 milliards fin juillet, soit une hausse mensuelle de 1,1 %. Les dépôts des résidents ont progressé de 0,5 % à 3 198,4 milliards, tandis que ceux des non-résidents ont augmenté de 6,8 % à 311,4 milliards. Les soldes des non-résidents ont donc progressé plus rapidement, tout en représentant une part plus limitée de l’ensemble des dépôts.
Parmi les dépôts des résidents, les soldes du secteur privé ont augmenté de 0,7 % en juillet à 2 344,4 milliards de dirhams. Les dépôts des entités liées au gouvernement ont progressé de 3,7 % à 347,3 milliards. Ceux du secteur public s’élevaient à 445,4 milliards et ceux des autres sociétés financières à 61,3 milliards. Cette répartition montre plusieurs sources de financement des banques, mais le résumé ne donne ni les échéances, ni les risques de concentration, ni le coût de ces dépôts.
Les agrégats monétaires ont eux aussi progressé durant le mois. M1 a augmenté de 0,7 % à 1 047,4 milliards de dirhams, M2 de 0,8 % à 2 900,3 milliards et M3 de 0,4 % à 3 440,8 milliards. M1, M2 et M3 couvrent des périmètres monétaires différents et ne doivent pas être additionnés. Les réserves des banques auprès de la Banque centrale ont progressé de 4,7 % à 256,9 milliards, tandis que la base monétaire a augmenté de 1,2 % à 792,7 milliards.
Actifs, crédit, dépôts et masse monétaire décrivent des parties distinctes du système bancaire. Les actifs bruts mesurent la taille des bilans, le crédit les créances des banques sur les emprunteurs et les dépôts les soldes détenus par les clients et les institutions. Les additionner comme s’il s’agissait de « nouvel argent entré dans le système » serait trompeur. Une hausse sur un mois ne suffit pas non plus à établir une tendance durable ; les chiffres peuvent s’inverser ou refléter des effets saisonniers.
Une évaluation plus complète devrait suivre la répartition du crédit par secteur et échéance, le coût de l’emprunt, la qualité des actifs, la maturité des dépôts et les variations des mois suivants. Les données de juillet montrent que les prêts aux particuliers et aux entreprises ont progressé en même temps que les dépôts totaux. La résilience financière et l’effet du crédit sur l’économie réelle exigent également des indicateurs sur la stabilité bancaire et les secteurs productifs. Le communiqué constitue donc un instantané mensuel des conditions monétaires à fin juillet.