Énergie / MONDE

SUEZ obtient une autorisation de longue durée pour étendre son site de déchets dangereux dans l’Ouest

Un arrêté préfectoral de mars permet au site SEDA, dans le Maine-et-Loire, de poursuivre et d’étendre ses activités ; une nouvelle cellule de déchets non dangereux fonctionne depuis septembre.

Illustration conceptuelle de la production d’électricité, du stockage et des données connectées.Illustration
Illustration symbolique

SUEZ indique avoir obtenu l’autorisation de poursuivre et d’étendre les activités du site de déchets SEDA à Chenillé-Champteussé, dans le Maine-et-Loire. L’entreprise a annoncé le permis le 22 octobre. L’arrêté préfectoral a été signé le 25 mars 2026 et autorise le stockage des déchets non dangereux pendant 16 ans et celui des déchets dangereux pendant 27 ans. Une première étape de l’extension, une nouvelle cellule pour les déchets non dangereux, est entrée en service le 1er septembre.

SUEZ exploite le site depuis 1978. L’entreprise décrit SEDA comme une installation classée pour la protection de l’environnement, qui regroupe le stockage de déchets non dangereux, le traitement et le stockage de déchets dangereux, le traitement et la valorisation de terres polluées, ainsi qu’une centrale photovoltaïque située sur des terrains remblayés et réaménagés. Le site doit servir les collectivités et les industriels du Grand Ouest pour les résidus qui nécessitent un stockage ou un traitement contrôlé.

SUEZ annonce une capacité totale annuelle de 200 000 tonnes : 90 000 tonnes de déchets non dangereux et 110 000 tonnes de déchets dangereux. Le premier flux comprend notamment des déchets provenant de déchèteries, de stations d’épuration et de l’activité économique locale. Les apports dangereux comprennent des boues industrielles, des terres et matériaux pollués, des déchets de chantier comme l’amiante, le plomb, les réfractaires et la laine de roche, ainsi que des résidus d’unités de valorisation énergétique, de chaudières biomasse et de combustibles solides de récupération.

Le site produit aussi de l’électricité renouvelable. SUEZ indique que la centrale photovoltaïque et une unité de valorisation du biogaz issu du stockage des déchets non dangereux produisent ensemble près de 12 gigawattheures par an, soit selon l’entreprise la consommation d’environ 8 000 habitants. SUEZ prévoit que l’extension des installations existantes permettra de presque doubler cette production dans les prochaines années. Il s’agit d’une prévision de l’entreprise ; le communiqué ne précise ni date, ni profil de production, ni puissance supplémentaire installée.

L’autorisation donne un horizon d’exploitation plus long pour deux catégories de déchets, avec des durées différentes. Ce sont des périodes autorisées, et non la promesse que le site atteindra chaque année la capacité indiquée ou acceptera tous les déchets permis. La nouvelle cellule mise en service en septembre est la première étape physique de l’extension décrite. La source ne précise pas la capacité supplémentaire de cette cellule ni le calendrier des phases suivantes.

SUEZ replace l’autorisation dans son réseau français de déchets dangereux. L’entreprise annonce une capacité nationale de traitement de 1,6 million de tonnes par an et l’exploitation de cinq des quelque douze sites de stabilisation et de stockage en France. Elle mentionne également le site distinct de Villeparisis, en Île-de-France, dont l’extension a été autorisée en septembre 2025. Ces chiffres concernent les activités nationales de SUEZ, et non le seul site SEDA.

Le rôle industriel du site est lié aux déchets des collectivités, du bâtiment et de la fabrication. Le traitement et le stockage sécurisés peuvent offrir un exutoire aux résidus qui ne peuvent pas être réintroduits directement dans la production. À SEDA, les flux autorisés comprennent des terres polluées et des résidus industriels, ainsi que des déchets dangereux du secteur de la construction. Le communiqué ne détaille ni la destination des matières traitées, ni la part valorisée, ni les volumes annuels réellement pris en charge.

L’annonce réunit ainsi une étape réglementaire, une étape opérationnelle et une donnée énergétique : un arrêté signé en mars, une première nouvelle cellule en service depuis septembre et une production d’électricité renouvelable de près de 12 GWh par an attribuée au site. Le partage des capacités indique que les 200 000 tonnes annuelles sont réparties entre des activités distinctes de déchets dangereux et non dangereux. Le quasi-doublement prévu de la production électrique reste une attente de l’entreprise, pas une hausse déjà mesurée.

Données

Chiffres clés

Capacité annuelle de traitement de SEDA

Capacité annuelle et répartition communiquées par SUEZ pour son site de Chenillé-Champteussé.

Capacité annuelle totale
200 kilotonnes per year
2026-10-22 · Observé
Capacité des déchets non dangereux
90 kilotonnes per year
2026-10-22 · Observé
Capacité des déchets dangereux
110 kilotonnes per year
2026-10-22 · Observé
Méthodologie

Capacités annuelles et répartition des flux mentionnées dans le communiqué ; pas les volumes réellement traités.

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